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Réserve de biosphère

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Réserve de biosphère

Au sein des plateaux calcaires du Languedoc, la Réserve de biosphère manifeste une volonté partagée de préserver les gorges du Gardon en favorisant le développement équilibré de l’ensemble du territoire qui les protège.

La réserve de Biosphère des Gorges du Gardon

Au sein des plateaux calcaires du Languedoc, le Gardon a creusé ses gorges sur une trentaine de kilomètres ondulant à travers le paysage méditerranéen de l’Uzège. Elles constituent un haut lieu de la biodiversité mariant garrigues, plaines agricoles et yeuseraies. Une agglomération de plus de 250 000 habitants borde la Réserve, c’est pourquoi les pouvoirs publics ont souhaité garantir la préservation du site en instaurant différentes mesures règlementaires. Fruit d’un travail collectif, la création de la Réserve de biosphère manifeste une volonté partagée par l’ensemble des acteurs, gestionnaires et usagers de préserver les gorges du Gardon en favorisant le développement équilibré de l’ensemble du territoire qui les protège.

Les Gorges du gardon (SMGG/Guy Derivaz) 
Le Pont du Gard au cœur de la réserve

En garrigue, Homme et espèces typiques de ce milieu ont toujours été étroitement liés : pas de vie humaine sans nature ; pas de diversité écologique sans activités humaines. La diversité des paysages, des habitats naturels et des 1700espèces inventoriées - dont certaines, menacées, font l’objet de programme de conservation - illustre la richesse du site. Le Pont du Gard est le symbole des patrimoines bâtis et culturels des gorges du Gardon et le monument antique le plus visité de France. D’un point de vue économique, l’activité agricole représente encore, malgré la diminution du nombre d’exploitations, 25% de la surface de la Réserve de biosphère. Ce secteur doit être soutenu car il contribue à la conservation des paysages et de la biodiversité.

Le Pont du Gard dans la garrigue (Yann de Fareins) 
Les Origines

En 1968, l'UNESCO organise la première conférence intergouvernementale posant le problème de la conservation et de l'utilisation rationnelle des ressources de la biosphère. Le Programme scientifique lancé par l'UNESCO en 1971 sur "l'Homme et la Biosphère" fait suite à cette réflexion. Son but est de mieux comprendre les relations entre l'Homme et son environnement, et de concilier des objectifs apparemment contradictoires : conserver la biodiversité et assurer un développement économique et social aux populations.

Ces idées, alors novatrices, ont été largement reprises depuis, notamment par la Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement qui s'est tenue à Rio en 1992. Celle-ci a abouti, en 1993, à la Convention Internationale sur la Diversité biologique, ratifiée par de nombreux Etats. Concilier la conservation de la biodiversité et un développement « durable » ou « équilibré » est un pari difficile à l'échelle de la planète.

Ainsi sont nées dès 1974 les réserves de biosphère. Elles ont donc été créées pour aider l'Homme à affronter l'un des plus grands défis qui se pose à lui à l'aube du nouveau millénaire : comment répondre aux aspirations et aux besoins de développement d'une population mondiale croissante tout en conservant la diversité des espèces animales et végétales, des écosystèmes et des paysages? 

En 2016, le réseau mondial compte 651 réserves de biosphère dans 120 pays, dont 15 sites sont transfrontaliers. La France compte 14 réserves de biosphère.

Nuit de la chauve-souris (Pont du Gard)  
Les Missions

Les réserves de biosphère travaillent dans le cadre de documents approuvés par les Etats membres de l'UNESCO. Les réserves de biosphère doivent combiner trois fonctions complémentaires.
La conservation des écosystèmes, des paysages, des espèces et de leurs patrimoines génétiques doit y être assurée, aussi bien dans les zones naturelles que celles qui sont exploitées par l'agriculture, la sylviculture, la pêche, la chasse, le tourisme ou toute autre activité. Des pratiques respectueuses de l'environnement sont privilégiées. Les réserves jouent aussi un rôle dans le développement économique et social respectant la nature et la culture locale. Ceci implique que la population y prenne une part active et soit impliquée dans les prises de décision. Enfin, plus qu'ailleurs, une importance particulière est accordée à la recherche et aux études, à l'observation continue de l'environnement, la formation et l'éducation des jeunes et des moins jeunes, qui fournissent un réel appui pour envisager l'avenir du territoire et de ses habitants.

l'ombre du Pont du Gard dans le Gardon (Stéphane Barbier)
Comment devenir une réserve de biosphère ?

La reconnaissance d'un territoire comme "réserve de biosphère" est l'aboutissement d'une procédure rigoureuse. Un dossier doit être constitué, répondant à un ensemble de critères : contribuer à la conservation des espèces et des paysages, regrouper des types d'intervention humaine variés, disposer d'une structure de coordination adaptée et d’une politique de gestion, établir des programmes scientifiques, et enfin d'un assentiment officiel des représentants de la population locale. Ce dossier, transmis par l’Etat à l’Unesco, est examiné par les instances internationales du programme MAB. Une fois établies, les réserves de biosphère sont soumises à révision tous les 10 ans.
Plus d'infos sur les réserves de Biosphère en France 

Logo réserve biosphère (SMGG) Logo SMGG (SMGG)