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2000, Une vaste opération de mise en valeur du site

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2000, Une vaste opération de mise en valeur du site

En 1985, après l’inscription du Pont du Gard au patrimoine mondial par l’UNESCO, le Conseil général du Gard, prévoyant un nouvel afflux touristique, prend la décision de protéger et d’aménager le site culturel et touristique le plus visité du Gard.

Un nouvel espace de vie

Bâtiment Rive Gauche de nuit - Architecte : Jean-Paul Viguier (Pont du Gard)

Un espace naturel dégradé jusqu’en 2000

En effet, il n’existe pas à l’époque de structure d’accueil, de services de base, pas d’information. Un amoncellement disparate d’éléments incongrus, signalétique routière, d’activités liées à l’économie touristique, viennent brouiller l’image des abords du Pont. Les cheminements « sauvages » érodent les espaces de garrigues. Des infrastructures dédiés à l’automobile sont à quelques dizaines de mètres seulement du monument, (ronds-points, aires de stationnement). Les voitures, bus, camions, circulent sur le Pont jusqu’en 1996.

Une quadruple mission : protéger, accueillir, transmettre et développer

Aménagement des chemins (Yann de Fareins)

Au cours de la période 1996 – 2000, dans un périmètre de 165 ha autour du monument, une importante opération d’aménagement est engagée par le Conseil général du Gard soutenu par le Conseil régional du Languedoc-Roussillon, l’Etat et les fonds européens. Elle est destinée à assurer au site sa sauvegarde, au visiteur les meilleures conditions de visite possibles, lui proposant de surcroit un contenu culturel sur l’objet de sa visite. La philosophie du nouvel aménagement peut se résumer à travers les quatre principes qui l’ont guidé : protection de l’environnement et du patrimoine, qualité de l’accueil, transmission des connaissances liées à l’aqueduc antique de Nîmes et développement économique local. Une nouvelle vie est insufflée à l’espace. Il est complètement rendu aux piétons, toutes les traces de civilisation automobile sont effacées.

Le projet architectural, le parti-pris de la modernité

L’écrin de nature en proximité du Pont (500 mètres autour du monument classé) est rendu à son état d’origine. La circulation routière est interdite et les véhicules invités à stationner sur de nouvelles aires en retrait. Sur chaque rive, à 500 m du Pont de part et d’autre du Gardon, deux bâtiments d’accueil (invisibles depuis le monument) sont bâtis pour accueillir et informer le public. Pour mettre en valeur la prouesse technique réalisée par les Romains et respecter le paysage, les concepteurs de l’opération ont choisi la modernité et la discrétion.

Une architecture silencieuse

Le projet architectural a été confié à Jean-Paul Viguier, architecte français de renommée internationale, lauréat du concours. Ses références sont nombreuses en France, aux Etats-Unis, en Espagne, Nigéria, … (Parc André Citroën, Médiathèque Cathédrale à Reims, Siège France Télévision, Musée MacMay à San Antonio, Hôtel Sofitel à Chicago, Tour Cœur Défense à Paris, ….). Son écriture est résolument contemporaine pour ne créer aucune confusion sur l’époque de construction et « silencieuse », pour être d’une absolue discrétion par rapport au site. Volumes, matières et lumière sont les seuls paramètres de référence pour ces deux bâtiments intégrés dans un espace de vie aux abords du Pont.

Projet Bâtiment Rive Droite - Architecte : Jean-Paul Viguier (Jean-Paul Viguier)

Le bâtiment rive gauche

s’enfonce dans le sol au 2/3 et développe une surface 10.000 m² (il abrite 4500 m² d’espaces muséographiques). C’est pour l’architecte une sorte de pierre posée dans le pli du terrain. 

« ... j’ai voulu poser là un volume assez simple, une sorte de pierre posée dans le paysage… » 

Jean-Paul Viguier

Le bâtiment rive droite

s’inscrit dans une ancienne carrière. Il n’a pas d’autre forme, d’autre volume que celui du lieu, étonnant et spectaculaire : la carrière en est l’architecture. Il est aujourd’hui dédié pendant l’année scolaire à l’accueil des séminaires et congrès.

Des créateurs d’aujourd’hui aux côtés d’un monument historique

L’ancienne route requalifiée en allée forme l’élément structurant de l’aménagement du site et assure le lien entre les différents espaces et le Pont. Elle intègre tous les éléments : paysage, mobilier extérieur (bancs, poubelles, miroir d’eau), signalétique, programme lumière. De grands créateurs ont posé leur marque dans le cadre de la réhabilitation de ce grand site. Accompagnés d’une requalification paysagère, tous ces éléments sont l’expression d’un nouvel espace autour du Pont du Gard.

Architecture et programme route : Jean-Paul Viguier

Design mobilier extérieur : Maarten Van Severen

L’aménagement paysager des abords : Laure Quoniam

L’aménagement paysager des Croisées : Philippe Deliau

La signalétique : Evelyne Deltombe

Mise en lumière du Pont du Gard : De 2000 à 2002 : James Turrell - De 2010 à 2014 : Claudette Viguier - Depuis 2014 : Guillaume Sarrouy

Aménagement éphémère des plages : Jean-Christophe Choblet et Sylvie Del Percio

Réhabilitation de « l'Hôtel du Pont du Gard »

Face au Pont du Gard, un ancien établissement créé en 1865, fait l’objet d’une rénovation opérée dans le cadre de l’opération de protection du Site du Pont du Gard en 2000. Ce bâtiment de maître retrouve son volume et son cachet initial et bénéficie de la rénovation de sa façade et de la démolition des ajouts. En 2010, il bénéficie d’une réhabilitation contemporaine de ses espaces intérieurs et retrouve sa vocation première : un lieu de gastronomie régionale.

Restaurant "Les Terrasses" (Yann de Fareins)